31 août 2011

Cerebral Vortex X Spoek Mathambo - Drunk Like That EP

Voici des nouvelles de Spoek Mathambo  le fameux chantre d'une pop tropicale d'un autre monde. L'artiste nous présente son nouveau projet , Drunk Like That  en collaboration avec le emcee Cerebral Vortex. On doit la production efficace de ce morceau au discret Cobra Krames. Passages hip-hop, trame électronique et percutions tropicales, il a pris des risques et transforme l'essai avec une aisance déconcertante.

Dans cet EP , nous retrouvons des versions remixées de Nightmare Juke Squad , Sonora  et Douster. Du beau monde et du bon son pour cet EP qui saura nous tenir au chaud au moins jusqu'à l'hiver.

24 août 2011

M by Monderer x Color Contest


Depuis le 22 aout dernier au Citadium  Caumartin vous pouvez venir jouer aux apprentis sorciers grâce à la marque M by Monderer et Open Minded. Tout en découvrant la nouvelle collection 2011/2012 vous pourrez créer le modèle Shaq de vos rêves et qui sait grâce aux votes sur Facebook, votre oeuvre sera éditée en 40 exemplaires et vous aurez votre propre exemplaire collector. 
Graphistes confirmés ou gribouilleurs en herbe, venez exprimer votre touche personnelle chez Citadium  au corner M by Monderer. Vous avez jusqu'au 10 septembre pour vous créer la paire qui vous ressemble.
M by Monderer X Color Contest est véritablement l'événement dont vous êtes le héros.

15 août 2011

Lander Khadel ft Dan Santos - Can You Glide



 Artwork by Reece
Souvenez-vous nous l'avions interviewé il y a trois mois à l'occasion de la sortie de sa nouvelle mixtape World Peace & Fast Car. Lander Khadel nous reviens avec le clip de Can You Glide, issue de ladite mixtape.Une mélodie simple et un flow qui va droit au but : l'équation parfaite.
Voici donc de quoi chiller  dès que le soleil montrera le bout de son nez.

Paye Ta Toile #1 : Punishment Park

Certains réalisateurs aiment à brouiller les pistes concernant leurs œuvres. C'est le cas de Peter Watkins , obscure réalisateur américain à qui ont ne reconnait que de modestes succès. Mais cela ne fait pas de lui un artiste raté car si ses films ont rencontré des avis c'est bien parce qu'ils dérangeaient, bousculaient les pensées établies. Disons-le tout de go, Watkins est un agitateur, un provocateur aux dents longues prêt à tout pour réveiller les esprits.
La guerre est la violence sont ses sujets fétiches; ils les utilise afin de dénoncer les aberrations de celles-ci. Watkins ne mâche donc ni ses mots ni ses images pour parvenir à ses fins surtout à une époque ou la chasse au sorcière, la ségrégation raciale et la guerre au Viet-Nam ont plongé les Etats-Unis dans un des moments les plus sombres de son histoire.

Punishment Park, sorti en 1970 (édité en DVD en 2002) se base sur le McCarren Act, une loi permettant d'incarcérer quiconque "est susceptible de porter atteinte à la sécurité intérieure". Partant de cet acte, le gouvernement commence à voir dans les militants pour l'égalité raciale et les défenseurs de la liberté d'expression une menace pour l'état. 
Les représentants de ces mouvements contestataires passent devant un jury populaire acariâtre et inquisiteur. Le choix leur est laissé : la prison ou Punishment Park

Le parc en question est perdu dans un désert du sud des Etats-Unis. Le but ? Les condamnés doivent le traverser sans eau ni nourriture en direction d'un drapeau américain situé à plusieurs heures de marche du point de départ. Et pour corser le tout, ils doivent y parvenir sans se faire capturer par les policiers armés qui les traquent.

Cache-cache insoutenable, traversée douloureuse, Punishment Park met en exergue les symptômes d'une société qui perd les pédales, se laisse aveugler par la peur et en vient à violenter ses propres enfants.

Un chef d’œuvre au sens le plus noble du terme.

11 août 2011

Jay Curry - CheetahPrintRose$

Qui a dit que les bons producteurs se font aussi rares que des cheveux sur le crâne d'Alain Juppé ? Jay Curry est là pour pourfendre la rumeur à l'aide de son nouveau projet CheetahPrintRose$. Artiste prolifique, s'il en est (il a sorti 4 albums entre 2006 et 2010), le jeune esthète de Los Angeles  nous la joue soft avec des rengaines douces. 

On flâne agréablement dans son EP comme on le ferait sur le pont des Arts. On prend son temps ou plutôt, on en perd la notion car les mélodies évanescentes de CheetahPrintRose$ semblent suspendre le vol du temps.

Comme la petite voix le dit à la fin de Peach Garden : "Merci Jay Curry".